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11-19-2012

Semaine de prévention de la toxicomanie
L’utilisation abusive de médicaments d’ordonnance inquiète Portage Atlantique

 

Fredericton, le 19 novembre 2012 – Portage profite de la semaine de prévention de la toxicomanie qui se déroule du 19 au 25 novembre afin de mettre en lumière le problème de l’utilisation abusive de médicaments d’ordonnance dans notre société.

Une tendance à la hausse
Selon une étude du Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie (CCLAT), « l’abus de médicaments sur ordonnance est en hausse au Canada. Les Canadiens sont devenus les deuxièmes consommateurs mondiaux d’opioïdes sur ordonnance, selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants (2010). De plus, on note une hausse du nombre de surdoses dues à cette consommation accrue; en effet, le nombre de décès liés à l’oxycodone a augmenté de 416 % de 1999 à 2004. »

Faire l’usage de médicaments prescrits est, dans la majorité des cas, essentiel pour régler des problèmes ponctuels. Or, ce qui est préoccupant, c’est plutôt l’usage abusif de ceux-ci. Que ce soit une ordonnance à la hâte, ou une dose excessive, souvent combinée à d’autres médicaments, ce cocktail entraîne des effets néfastes chez l’individu.

Chez Portage Atlantique, on constate aussi ce phénomène. Geordie Gould, directeur du centre de Portage Atlantique à Cassidy Lake, au Nouveau Brunswick nous mentionne que « de plus en plus de gens arrivent chez nous avec ce type de dépendance. Mais ce qui est encore plus inquiétant, c’est que la plupart confirment qu’ils consomment des médicaments parce que c’est peu cher et très facile d’accès ».

 

Spirale infernale
Le problème est aussi noté chez les jeunes, plus particulièrement chez les adolescents qui souvent se servent des médicaments d’ordonnance de leurs parents pour avoir des sensations fortes. La combinaison de médicaments d’ordonnance et d’autres drogues entraîne des effets néfastes, pervers et souvent irrémédiables chez les individus. Nombreux sont ceux qui ne révèlent pas leur consommation de drogues à leur médecin et, sans vérification de sa part, le résultat peut être extrêmement dangereux.

Une résidante de Portage nous explique comment elle s’est retrouvée à l’article de la mort : «C’est un cercle vicieux. Tu commences à consommer du speed, de l’ecstasy, du GHB ou de la cocaïne pour avoir du fun avec des amis. Puis, les effets de cette consommation te plonge dans un état dépressif. Le manque de sommeil, le repli sur soi, l’anxiété t’amène à consulter un médecin à qui tu ne donnes par les vraies causes de ta condition. Le problème, c’est que tu empires ta situation en ajoutant le médicament prescrit à ta consommation. La cause de départ n’est pas prise en considération ni abordée de front directement. Chez Portage, on ne fait pas juste arrêter de consommer, on réapprend à vivre, on remet le compteur à zéro, on cherche les raisons qui nous poussent à prendre de la drogue au départ».

Un encadrement plus serré serait souhaitable afin de bien différencier les gens qui abusent de ceux qui en ont réellement besoin. Parallèlement aux ressources actuellement disponibles pour pallier au problème, la prévention et la sensibilisation demeurent cruciales.

À propos de Portage
Depuis 1970, Portage a aidé des dizaines de milliers de toxicomanes à vaincre leur dépendance. L’organisme offre une multitude de services adaptés aux besoins de ses résidants adultes, adolescents, mères toxicomanes avec jeunes enfants, toxicomanes enceintes et toxicomanes souffrant de problèmes de santé mentale. Portage gère dix centres de traitement de la toxicomanie : au Québec en Ontario, en Colombie-Britannique et au Nouveau Brunswick. Ce dernier dessert les jeunes du Canada Atlantique entre 14 et 21 ans.

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